Un
détail qui sorprendra le visiteur:
le clocher est plus petit que l’église
(chose peu commune). Ceci s’explique
par les différentes époques
de construction de chacun de ses éléments.
L’ancienne église, plus petite
et de style gothique, fut brûlée
et détruite par les troupes de Philippe
V en 1707 durant la guerre de succession.
De 1717 et 1736 fut reconstruite l’actuelle
église de style baroque.
A l’extérieur du village,
Ares a de nombreux attraits touristiques.
A 15 minutes du village, dans le ravin qui
le borde par l’est, se trouve un ensemble
de cinq moulins à eau avec ses bacs
de recueillement des eaux et un système
de conduites (oeuvre de réalisation
technique hydraulique des XVII et XVIIIème
siècle).
Depuis le sommet de la Mola à 1318
m d’altitude, on peut distinguer,
par beau temps, des points éloignés
entre eux, comme les îles Columbretes,
le Montgó et Aitana a Alicante, el
Caro a Tarragone, el Maestrazgo Turolense
et jusqu’aux Pyrénées.
Il ne faut pas s’étonner que
la cime de la Mola fut utilisée au
XVIIIème siècle comme le sommet
gédésique pour calculer le
méridien de Paris, et aussi définir
le mètre comme unité de mesure.
Le voyageur ne peut pas abandonner Ares
sans faire écho de la richesse écologique
que ses monts renferment, comme ses arbres
centenaires, voir même millénaires,
comme le genevrier du Mas Nou, le chêne
du Mas dels Pobres, l’If de la Belladona
ou un ensemble de chênes rouvres et
chênes verts centenaires qui se trouve
dans le Barranc dels Horts, un des plus
anciens bois méditerranéen
d’Europe.
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